Préambule
Statuant sur l’exercice 2025, l’assemblée générale s’est déroulée à 16 h, au siège de l’association.
Le président, Pierre Chevalier, ouvre la séance et accueille Claudine Révolio, élue de la Ville de Troyes, nouvellement nommée conseillère municipale déléguée en charge de la Culture et du Mécénat.
Un point est fait sur les adhésions 2026 : 7 nouveaux adhérents ont rejoint l’association, portant le nombre total d’adhésions à 41, contre 27 en 2023.
Avant de passer au rapport d’activité 2025, le président évoque la mise en ligne, au premier trimestre 2026, d’un site internet destiné à promouvoir l’association et ses actions en faveur de la sauvegarde de la mémoire textile auboise : https://amisdelabonneterie.fr/

Rapport d’activité
Les bénévoles se retrouvent chaque lundi après-midi pour faire vivre l’association à travers différentes activités :
- Restauration et remise en état des métiers à l’atelier ;
- Tri, rangement et valorisation des collections ;
- Accueil du public et organisation de visites sur réservation, notamment avec la visite de lycéens des Lombards ;
- Participation aux Journées européennes du patrimoine, qui ont accueilli 76 visiteurs.
Rapport financier
La trésorière, Catherine Schmit, souligne le soutien renouvelé de la municipalité troyenne, qui s’est traduit par l’attribution d’une subvention de 1 000 €, puis présente les comptes de l’association.
Cotisation 2026
Le président propose de maintenir les cotisations à :
- 15 € pour une cotisation simple ;
- 25 € pour une cotisation de membre bienfaiteur.
Il rappelle que la carte de membre permet d’accéder gratuitement au musée Maille, Mode et Industrie.
Résolutions
Chacune des résolutions est adoptée à l’unanimité.
Interventions
Éric Blanchegorge, conservateur en chef des musées de Troyes, et Dominique Fiorano, responsable des collections du musée Maille, Mode et Industrie, présentent tous deux le bilan 2025 du musée de la Bonneterie ainsi que ses perspectives pour 2026.
Actualités Culturelles 2025
- 16 mai 2025 : Lancement de l’exposition temporaire « On refait la mode ! »
Initialement prévue jusqu’en janvier 2026, l’exposition est prolongée jusqu’en mars 2026.

- Mai 2025 : 21ᵉ Nuit européenne des Musées : « Osons la couleur ! »
- Performances et reconstitutions : solo de danse par la compagnie Kalijo et reconstitution de costumes historiques par Anaïs Mérat, évoquant l’impression sur tissu et l’art des couleurs.
- Médiation : présentation et médiations flash autour des collections de bonneterie, animées par Dominique Fiorano.
- Mai et juin 2025 : Restitution du PAG (Projets Artistiques Globalisés)
Thématique : « Tissus, papiers, ciseaux » autour des artistes locaux. - 13, 14 et 15 juin 2025 : Journées Européennes d’Archéologie
- Techniques textiles et travail du cuir, de la Préhistoire au Moyen Âge : une troupe de reconstitution historique fait revivre et permet de tester les gestes ancestraux.
- Évolution de la mode : une costumière passionnée dévoile l’évolution des costumes, de la Renaissance au XIXe siècle, pour une immersion au cœur des grandes époques.
- Septembre 2025 : 42ᵉ Journées Européennes du Patrimoine (JEP) : « L’architecture »
- Atelier jeune public, à partir de 6 ans : personnalisation d’un tote-bag, animé par Jérémie Marié.
- Visite guidée : accueil du public et présentation de l’exposition temporaire « On refait la mode ! » par Dominique Fiorano.
Enrichissement des collections


La revue des musées de France présente une page consacrée à cette actualité.
De nombreux dons sont également venus enrichir les collections.
L’acquisition de 11 articles Courrèges a reçu un avis favorable de la commission. Cette acquisition a fait l’objet d’une publication dans La Revue des Musées de France – Revue du Louvre, n° 02/2026.
La boîte à bas Vitos a également fait l’objet d’une restauration.
Conférence

La conférence, présentée par Florence Tallandier, est intitulée « L’hôpital de la Trinité, 1re manufacture de bonneterie, et le travail des enfants aux XVIIIe et XIXe siècles ».
Le métier à faire bas, inventé par William Lee en 1589, n’arrive dans l’Aube qu’au XVIIIe siècle. En effet, si Colbert favorise l’ouverture de la manufacture de bas au métier de Madrid, en 1654, dans le bois de Boulogne, la fabrication des bas et des bonnets continue alors à se faire essentiellement à l’aiguille, sauf autorisation donnée par ordonnance royale pour 18 villes en 1700.
C’est à Arcis que vont apparaître, en contrevenant à l’autorité royale, les premiers métiers à tricoter, entre 1727 et 1733, sous l’impulsion de Pierre Grassin.
En 1746, l’hôpital de la Trinité va à son tour accueillir la première manufacture troyenne de métiers à faire bas. L’établissement, créé à la fin du XVIe siècle par Jean de Mauroy, avait pour vocation d’accueillir et d’instruire des orphelins pauvres qui assuraient des activités de filature.
Compte tenu des efforts physiques nécessaires au fonctionnement des métiers, certains des enfants les plus forts et les plus résistants vont entrer en apprentissage auprès de bonnetiers recrutés pour faire fonctionner l’atelier et assurer la formation des compagnons. Le nombre de métiers va progressivement augmenter à l’hôtel de Mauroy, ainsi que la production de bas et de bonnets.
Les crises économiques successives de la draperie et de la tissanderie, ainsi que la levée de l’ordonnance royale en 1754, vont favoriser l’essor de la bonneterie dans l’ensemble du département, offrant une perspective de développement inespérée, tant à Troyes que dans le monde rural.
Se profile alors l’organisation de cette industrie textile qui fera de Troyes la capitale de la maille.

Conclusion
L’ordre du jour étant épuisé, le président lève la séance à 17 h 30 et invite les participants à partager le verre de l’amitié.
À l’issue de l’assemblée générale, le bureau s’est réuni afin d’élire ses nouveaux membres :
- Président : Pierre Chevalier
- Secrétaire / Trésorière : Catherine Schmit
- Vice-présidente : Florence Tallandier